Fox News, citant un responsable israélien, a rapporté que l’attaque contre l’aéroport militaire d’Abou al-Dhouhour, dans la province d’Idleb (sud-est du pays), est intervenue après un échange de renseignements sensibles avec les plus hautes instances des États-Unis.
Le responsable israélien a ajouté que le président intérimaire syrien Ahmed al-Charaa, « ne peut pas agir comme le faisait le précédent régime syrien, qui maintenait les forces alliées sur le sol syrien ».
L’envoyé spécial américain pour la Syrie, Tom Barrack, avait auparavant écrit sur le réseau social X être « profondément préoccupé par la frappe israélienne sur la base militaire d’Abou al-Dhouhour, qui pourrait conduire à une escalade injustifiée. »
Par la voix de son ministère des Affaires étrangères, la Turquie a fermement condamné ces frappes, soulignant que l’agression israélienne contre la Syrie « viole sa souveraineté et prend de nouvelles dimensions jour après jour ».
Le ministère turc des Affaires étrangères a appelé la communauté internationale à « adopter une position plus ferme pour mettre fin à l’escalade de l’agression israélienne contre la Syrie ».
Mardi matin, huit frappes aériennes ont ciblé l’aéroport militaire d’Abou al-Dhouhour, dans la campagne du sud-est d’Idleb, touchant la zone aéroportuaire et sa piste, sans faire de victimes.
L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a indiqué que ces frappes ont eu lieu après « la visite, ces derniers jours, d’une délégation militaire turque à l’aéroport dans le cadre des efforts en cours visant à le remettre en service ».
Source : Médias
