Le président du Parlement, Nabih Berri, a reçu à sa résidence d’Aïn al-Tineh l’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, le chef du Groupe de coordination militaire pour le Liban (MCG4L), le général Joseph Clearfield, et la délégation militaire qui les accompagnait.
La réunion, à laquelle assistait également le conseiller médias du président, Ali Hamdan, a porté sur la situation sur le terrain au Sud-Liban et sur les travaux du groupe, notamment le lancement du processus d’identification des zones pilotes et la mise en place d’un mécanisme de vérification du retrait israélien et du déploiement de l’armée libanaise.
M. Berri a souligné qu’« Israël n’a aucunement cessé ses violations et ses attaques contre le Liban et le Sud depuis novembre 2014. Ces attaques, systématiques et continues, détruisent des villages, rasent des champs et des terres agricoles, incendient des zones forestières et ciblent des sites patrimoniaux et culturels », a rapporté l’agence officielle ANI.
Il a affirmé que « la clé de la stabilité réside dans la nécessité de contraindre Israël à cesser la guerre et à se retirer aux frontières internationales. »
A l’issue de la rencontre, l’ambassadeur américain Michel Issa a qualifié l’atmosphère de « positive ». Interrogé sur les négociations libano-israéliennes et la date de la prochaine session, il a déclaré : « L’atmosphère est positive. Les négociations se poursuivent, mais aucune date n’a encore été fixée.
À la question de savoir si les États-Unis soutenaient une opération militaire sur les hauteurs Ali Taher, l’ambassadeur Issa a répondu : « Je ne sais pas ; vous en savez peut-être plus que moi. »
Concernant les zones pilotes et l’existence d’autres zones, il a déclaré : « Nous devons d’abord déterminer le statut des zones actuelles, puis nous aborderons la question des autres zones. »
Interrogé sur les pays qui participeront au mécanisme de surveillance, il a répondu : « Nous sommes en discussion avec une liste de pays, mais aucun pays n’a encore été désigné. »
Quant à la raison de la visite de Clearfield à Beyrouth, Issa a répondu : « Il s’agit de clarifier la situation, notamment pour le président du Parlement, Nabih Berri, et d’expliquer ce qui se passe sur le terrain», rapporte ANI.
Source : Agence
