Les autorités canadiennes ont déclaré samedi l’état d’urgence dans la province occidentale de la Colombie-Britannique où se propage rapidement un énorme incendie de forêt ayant contraint plus de 20.000 personnes à évacuer pendant la nuit.
Des vents ont attisé l’incendie de Bald Range près du lac Okanagan au sud de la Colombie-Britannique, qui a pris rapidement de l’ampleur et a déjà ravagé plus de 10.000 hectares, touchant les populations des vallées environnantes.
Les pompiers de la province, ont signalé un total de 102 feux de forêt actifs sur le territoire dimanche matin, dont près de la moitié paraissent hors de contrôle.
« Au cours des dernières 24 heures, une allure extrême des feux a été observée dans le sud de la Colombie-Britannique en raison de conditions de chaleur et de sécheresse persistantes », ont indiqué les pompiers.
Les opérations d’intervention d’urgence ont été entravées par « une allure extrême des feux associée à une très mauvaise visibilité », ont-t-ils ajouté.
La Gendarmerie royale du Canada a déclaré « mener une enquête » sur un éventuel décès signalé par un habitant de Meadow Valley.
Les autorités n’ont encore communiqué aucun bilan relatif à des victimes et aux dégâts.
Selon CTV News, plus de 50 personnes ont dû être évacuées par voie aérienne de la localité de Faulder.
Une femme de 80 ans est morte en tentant de quitter son domicile pour échapper à l’incendie hors de contrôle qui ravage depuis vendredi le sud de la province de Colombie-Britannique, dans l’ouest du Canada, a annoncé dimanche la gendarmerie canadienne.
4 millions d’hectares brûlés
Les trois dernières saisons des feux ont été parmi les plus destructrices jamais enregistrées au Canada, vaste pays qui se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste de la planète.
Plus de 4 millions d’hectares ont déjà brûlé depuis le début de l’année au Canada, selon les derniers chiffres officiels du gouvernement fédéral. En 2023, année record, environ 18 millions d’hectares avaient brûlé.
Abritant plus d’un quart des forêts boréales mondiales, dont près de 40% sont non-aménagées – c’est-à-dire laissées à leur état naturel – le Canada n’a pas les moyens humains et matériels d’éteindre l’ensemble de ces feux et concentre ses efforts sur la protection des zones peuplées, notamment par des populations autochtones.
Source : Avec AFP
