Un groupe de 30 investisseurs touchés par le scandale de la cryptomonnaie Libra se prépare à déposer une plainte au civil pour obtenir des dommages et intérêts contre le président argentin Javier Milei, sa sœur Karina, le trader Mauricio Novelli et l’ancien conseiller de la Commission nationale des valeurs, Sergio Morales, afin de faire reconnaître leur statut de victimes après avoir été exclus de la procédure pénale.
Bien qu’un examen technique du téléphone de Novelli ait montré des indices de l’implication de Milei et de sa sœur dans le lancement de la monnaie numérique, le dossier déposé devant les tribunaux « Comodoro B » n’a enregistré aucune convocation à enquête, au milieu des critiques adressées au procureur général Eduardo Taeano pour la lenteur des procédures.
Cela a incité les représentants légaux des victimes, Nicholas Oszot et Juan Grabois, à faire appel de la décision d’exclure leurs clients de l’affaire.
La Première Chambre du Tribunal fédéral doit examiner la demande de réintégration dans la procédure pénale présentée par les victimes, après l’échec d’une séance de médiation virtuelle en mai dernier, en raison du refus de Novelli et de son associé Terence Godoy de reconnaître l’existence d’une opération frauduleuse, ce qui a ouvert la voie au recours à la justice civile.
Par ailleurs, des rapports ont révélé que l’équipe de défense de Hayden Davis, ainsi que des émissaires du procureur général adjoint Santiago Viola, ont tenté de parvenir à des accords financiers en échange du retrait du nom de Milei de l’affaire.
Selon un rapport d’Arkam, une société d’analyse de données, les pertes totales liées à cette opération s’élèvent à environ 280 millions de dollars et ont touché plus de 40 000 investisseurs.
Les enquêtes judiciaires ont révélé des transferts financiers de 5 millions de dollars effectués par Davis avant le lancement de la monnaie, suite à des rencontres avec Milei.
Ces fonds ont été transférés à des intermédiaires et à une institution financière de la région de Vicente Lopez, liés à Camilo Rodriguez Blanco et Orlando Milena, afin d’échanger les crypto-actifs contre de l’argent liquide, selon les relevés téléphoniques joints à l’enquête.
Source : Médias
