Le département d’État a informé le Congrès de son intention de fermer cinq missions diplomatiques au Canada, au Japon, en Indonésie, au Cameroun et à Grenade, dans le cadre d’un plan de restructuration mis en œuvre par l’administration du président Donald Trump.
Ces fermetures, qui n’avaient pas été signalées auparavant, constituent un rare exemple de fermeture par les États-Unis de plusieurs missions diplomatiques dans le cadre d’un processus de réduction des effectifs non lié à un événement géopolitique spécifique.
Début 2019, durant les premiers mois de l’administration Trump, le département d’État a entamé les préparatifs de la fermeture de près de 10 missions diplomatiques, selon Reuters et d’autres médias de l’époque.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une campagne plus vaste menée par le président républicain visant à restructurer la bureaucratie afin qu’elle soit pleinement alignée sur l’objectif « L’Amérique d’abord ».
En revanche, des politiciens démocrates et certains anciens responsables de la politique étrangère et de la sécurité nationale estiment que la réduction de la présence diplomatique américaine — ainsi que le démantèlement de l’Agence américaine pour le développement international, qui a fourni des milliards de dollars d’aide dans le monde entier — risque de saper le leadership américain tout en créant un dangereux vide que des adversaires tels que la Chine et la Russie pourraient combler.
Le département d’État avait déjà subi une importante restructuration bureaucratique l’année dernière, qui comprenait la suppression de dizaines de bureaux et le licenciement de centaines d’employés, mais aucune mission diplomatique n’avait été fermée.
Le département d’État n’a pas confirmé les fermetures, mais a déclaré qu’il s’efforçait d’assurer l’efficacité et l’efficience de la présence diplomatique du pays et a réaffirmé son engagement à respecter les procédures de notification au Congrès.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a décrit les mesures de réduction des coûts comme étant nécessaires pour réduire la taille d’une institution que de nombreux conservateurs considèrent comme pléthorique et excessivement bureaucratique.
Sous l’administration de l’ancien président Joe Biden, le gouvernement américain a ouvert plusieurs missions diplomatiques, toutes dans la région Pacifique, où les États-Unis sont en concurrence avec la Chine pour l’influence.
Bien que la Chine n’ait pas de mission diplomatique opérationnelle à Douala (Cameroun) ni à Winnipeg (Canada), elle dispose d’une présence diplomatique à Saint George (Grenade), à Nagoya (Japon) et à Medan (Indonésie).
Source : Médias
