‘Israël’ vit toujours dans le « choc » du recul du président américain, Donald Trump, quant à la relance des attaques contre l’Iran.
Dans ce cadre, la télévision publique israélienne Kan a rapporté qu’Israël s’était préparée, avant-hier soir, à une frappe américaine d’envergure contre l’Iran — ciblant les infrastructures énergétiques et de transport —, avant que Trump n’ordonne son annulation, et qu’elle avait relevé son niveau d’alerte par crainte d’une riposte iranienne.
Kan a indiqué que la décision de Trump est intervenue après des « heures difficiles et tendues en ‘Israël’ et à travers le Moyen-Orient », avertissant que les agissements du président américain « nuisent à la préparation opérationnelle et l’épuisent ».
Elle a souligné qu’il s’agit de la deuxième fois en une semaine que les États-Unis informent ‘Israël’ d’une « attaque planifiée susceptible de secouer le Moyen-Orient, avant de l’annuler à la dernière minute sans explication ».
Elle a ajouté que des milliers de responsables de l’armée d’occupation et du système de sécurité s’étaient préparés, au cours du week-end dernier, à l’éventualité d’une escalade régionale, estimant qu’il est « difficile de se préparer et de planifier sérieusement l’avenir au vu de la manière d’agir de Trump ».
Dans le même contexte, la Chaîne israélienne 15 a rapporté qu’Israël a été surprise par l’annulation des attaques américaines contre l’Iran, et qu’il « existe une conviction que cette démarche entraînera un affaiblissement de la capacité de dissuasion face à Téhéran ».
De son côté, le dirigeant de l’opposition israélienne, Avigdor Lieberman, a estimé que « les Iraniens ne sont prêts à renoncer, ne serait-ce qu’un seul instant, ni au programme nucléaire, ni au contrôle du détroit d’Ormuz, ni au soutien à l’ensemble de leurs relais dans la région. Ils ne font que gagner du temps ».
Et d’ajouter: « Nous sommes simplement devenus une république bananière, et il est inacceptable que Trump annonce que nous n’attaquerons pas l’Iran, et que tout le monde parle en notre nom ».
À son tour, le général de réserve Yiftah Ron-Tal a déclaré ne pas comprendre « la nature des fluctuations » en cours, estimant qu’il existe une « opportunité historique qu’il ne faut pas rater pour frapper les infrastructures économiques de l’Iran ».
Il a ajouté que « tant que ce régime est au pouvoir, nous ne garantirons jamais un monde sans capacité nucléaire iranienne. Chaque jour d’attente lui offre une chance de se rétablir ».
De même, la Chaîne israélienne 14 a rapporté les propos du général de réserve de l’armée d’occupation, Oren Solomon, commentant les déclarations contradictoires de Trump : « Quelqu’un doit réveiller le président. Il doit comprendre que les ennemis des États-Unis, la Russie et la Chine, l’observent, et qu’il doit prendre une décision et mener une attaque d’envergure ».
Toujours dans ce cadre, l’analyste du journal Haaretz, Amos Harel, a critiqué la prestation de Trump, affirmant que ce dernier « se targue de son habileté à conclure des accords, mais qu’en fin de compte, c’est un professionnel du brassage d’air ».
Il a ajouté que Trump « pousse les choses à l’extrême dans l’espoir que la partie adverse recule en premier, avant de proclamer une grande victoire et de donner une nouvelle chance aux Iraniens à la demande des parties ».
Malgré l’annonce par Trump de l’annulation de l’attaque, la Chaîne israélienne 12 a mentionné que l’armée d’occupation maintient un niveau d’alerte élevé, au milieu d’une conviction selon laquelle « les Iraniens pourraient nous surprendre par des initiatives inattendues ».
Source : Traduit à partir d'AlAkhbar
