samedi, 01/08/2026   
   Beyrouth 15:18

Aoun et Salam : Il n’y aura ni souveraineté ni stabilité sans déploiement de l’armée libanaise à la frontière sud

Le président Joseph Aoun a insisté sur la nécessité d’un déploiement total de l’armée à la frontière sud et d’une extension de l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire, tandis que le Premier ministre Nawaf Salam a souligné que le rétablissement de la souveraineté et l’instauration de la sécurité et de la stabilité ne pouvaient être réalisés qu’en déployant les forces armées sur tout le territoire libanais.

Dans un discours prononcé à l’occasion de la Journée de l’Armée, le président Aoun a félicité l’armée, « son commandement, ses officiers, ses sous-officiers et ses soldats », et a déclaré : « L’armée libanaise n’est pas une institution comme les autres ; elle est la seule garante de l’unité, de la souveraineté et de l’indépendance du Liban. Le moment est venu pour nous tous d’affirmer cette vérité constitutionnelle et nationale fondamentale : aucune arme n’est légitime en dehors de la légitimité de l’État, et il n’y a de protection pour cette nation que par son armée nationale unifiée, qui représente tous les Libanais, quelles que soient leurs régions, leurs confessions ou leurs affiliations. »

Aoun a déclaré que « l’armée seule possède le pouvoir de décision, la puissance et la légitimité d’être le bras militaire exclusif de l’État, et c’est ce sur quoi nous travaillons de manière constante et persévérante, étape par étape, afin d’assurer la sécurité de la coexistence et la stabilité du pays. »

Il a ajouté : « Au sud, où notre armée a écrit les pages les plus glorieuses de sacrifice et de fermeté, sa responsabilité se trouve aujourd’hui décuplée à chaque étape du retrait israélien du territoire libanais. La prochaine étape exige le déploiement complet des unités militaires le long de la frontière sud et l’extension de l’autorité exclusive de l’État sur son territoire, confirmant ainsi au monde entier que le Liban, avec sa seule armée, est capable de protéger sa souveraineté et de maintenir la sécurité dans cette région sensible, ouvrant la voie au retour en toute sécurité de sa population dans ses villages et ses villes. »

Le président de la République a souligné que « le soutien du peuple libanais à l’armée n’est pas un luxe, mais une nécessité vitale. Une armée forte ne se construit pas uniquement grâce à son équipement, mais aussi grâce à la confiance de son peuple et à son soutien moral et matériel. Par conséquent, toute remise en question de l’institution militaire ou toute tentative de l’isoler de sa base populaire affaiblit l’État tout entier et menace ce qui reste des fondements de la stabilité. »

Il a appelé « tous les Libanais, au pays comme à l’étranger, à faire de l’armée leur ligne rouge unificatrice, au-dessus de toutes les divergences politiques ou partisanes, car il n’est pas permis de priver la nation d’une armée qui la défend. »

Aoun a renouvelé sa « pleine confiance dans le commandement de l’armée, qui a prouvé, dans les circonstances les plus délicates et les plus difficiles, qu’il est à un haut niveau de responsabilité, de professionnalisme et d’impartialité, et qu’il a géré des dossiers sensibles avec sagesse et souci de l’intérêt national suprême, loin de toute influence ou partialité, renforçant ainsi la position de cette institution dans la conscience de tous les Libanais. »

Il a ajouté : « Quant aux soldats qui protègent nos frontières et notre sécurité dans des conditions économiques et de vie extrêmement difficiles, l’État libanais, par l’intermédiaire de la Présidence, du Parlement et du Gouvernement, continuera de déployer tous les efforts possibles pour améliorer leurs conditions de vie et leur bien-être social et leur apporter, ainsi qu’à leurs familles, le soutien nécessaire. Car la dignité du soldat est la dignité de la nation, et il est inacceptable de lui demander de se sacrifier alors que lui et sa famille sont laissés dans le besoin et la misère. Nous poursuivrons nos efforts, en coordination avec les pays frères et amis, pour garantir le soutien, l’équipement et la formation dignes d’une institution vénérable qui a consenti, et continue de consentir, les sacrifices ultimes. »

Salam : L’armée demeure le principal symbole de notre indépendance.

Pour sa part, Salam a déclaré : « Une armée pour un peuple dans une patrie. En ce jour de célébration, nous renouvelons notre fierté envers notre armée nationale et nous lui adressons, ainsi qu’à ses justes martyrs, le plus grand salut, car elle demeure le symbole premier de notre indépendance. »

Il a souligné dans une déclaration qu’« il n’y aura pas de restauration de notre souveraineté, pas de stabilité pour notre patrie et pas de sécurité pour nos enfants, sauf en déployant nos forces armées sur l’ensemble de notre territoire et en étendant l’autorité de l’État sur celui-ci, de Naqoura à Arida. »

Salam a fait remarquer que « le gouvernement est déterminé à renforcer les capacités de l’armée en augmentant ses effectifs, en l’équipant et en améliorant ses conditions, afin de défendre le Liban et de protéger son peuple.

Source : Médias