samedi, 01/08/2026   
   Beyrouth 12:42

L’accord de Gaza n’arrête pas l’escalade israélienne

La bande de Gaza a été le théâtre, ce samedi, d’une nouvelle escalade militaire, marquée par une série de raids israéliens ayant visé diverses zones. La plus marquante est le bombardement du dépôt de médicaments et de fournitures médicales dépendant de l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa, dans la ville de Deir al-Balah, au centre de la bande de Gaza, ce qui a entraîné sa destruction et causé d’importants dégâts aux tentes des déplacés installées à proximité.

Des sources médicales ont rapporté à l’agence palestinienne Ma’an que le raid a laissé un grand cratère sur le site ciblé, tandis que l’explosion a entraîné le déplacement de dizaines de familles qui résidaient aux abords de l’hôpital. Les mêmes sources ont ajouté que la destruction du dépôt aggrave l’intensité de la crise sanitaire, sur fond de pénurie aiguë de médicaments et de matériel médical, et de pression continue sur les hôpitaux opérationnels dans la bande de Gaza.

Dans d’autres développements sur le terrain, l’agence a fait part du martyre du jeune Mahmoud Mohammad Fatayer, des suites de blessures subies lors d’un précédent bombardement sur Deir al-Balah. L’enseignant Mohammad Abdel Nasser Al-Khatib (36 ans) est également tombé en martyr après le ciblage de son véhicule dans la localité de Zawayda, au centre de la bande de Gaza.

Un citoyen a en outre été grièvement blessé suite au ciblage par un drone israélien de sa mobylette près de la mosquée Al-Istijaba, dans le quartier de Sabra, au sud de la ville de Gaza, tandis qu’un raid israélien a détruit une maison dans la zone de Saftawi, au nord de la ville.

Dans le camp de Nousseirat, au centre de la bande de Gaza, dix citoyens ont été blessés suite à un bombardement ayant visé un immeuble résidentiel près du restaurant Al-Malaki, entraînant sa destruction complète et des dommages à plusieurs maisons adjacentes. De même, une maison de la rue Al-Baraka et un hangar près de l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa, à Deir al-Balah, ont été bombardés, tandis que les forces israéliennes ont mené une opération de destruction d’un bloc résidentiel dans le camp de Maghazi.

Appels à contraindre ‘Israël’ à appliquer les termes de l’accord

De son côté, le mouvement du Jihad islamique palestinien a publié un communiqué dans lequel il a estimé que la poursuite des opérations militaires après l’annonce d’une formule pour passer à la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu « révèle la portée limitée des accords proposés pour arrêter la guerre ».

Le mouvement a déclaré : « L’escalade et l’agression ne se sont pas arrêtées au cours des heures qui ont suivi l’annonce d’une formule concernant le passage à la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu. L’occupation poursuit son agression et sa guerre qui visent les enfants de notre peuple, dans une escalade agressive claire et manifeste, au vu et au su de toutes les parties, y compris le Conseil de paix et les médiateurs. »

Le mouvement a considéré que « la poursuite de l’escalade agressive et des violations par l’occupation de l’accord de cessez-le-feu renforce la conviction de l’incapacité de l’accord et des formules proposées à freiner l’occupation et à stopper la guerre effrénée à laquelle notre peuple est confronté partout, et en particulier dans la bande de Gaza. »

Il a ajouté : « Cette escalade effrénée place toutes les parties devant leurs responsabilités et teste le degré de sérieux pour contraindre l’occupation à respecter les termes de la première phase, d’autant plus que tout le monde s’accorde sur le fait qu’il n’y aura pas de passage à d’autres étapes avant la mise en œuvre intégrale de la première phase, y compris l’arrêt des agressions, des tueries, des destructions et des assassinats. »

Le mouvement a invité les médiateurs et les parties concernées « à contraindre ‘Israël’ à appliquer les termes de la première phase de l’accord, y compris l’arrêt des opérations militaires, des assassinats et des destructions », estimant que la poursuite de l’escalade place l’ensemble des parties face à leurs responsabilités quant à l’application de l’accord.

Source : Médias