Le Président turc Recep Tayyip Erdogan a admis la possibilité d’un achat de systèmes de missiles sol-air russes S-500, soulignant que la transaction sur les S-400 était terminée et qu’il n’était pas question de faire marche arrière.
«La question des S-400 est déjà fermée et nous n’y renoncerons en aucun cas. Nous en avons convenu avec la Russie. On pourra peut-être procéder à une production en commun. Il est possible qu’après les S-400, nous examinions les possibilités concernant les S-500», a indiqué M. Erdogan dans une interview accordée à la chaîne télévisée 24TV, selon l’agence russe Sputnik.
«Tout a été négocié et approuvé depuis les conditions de crédit jusqu’à la production en commun, les signatures sont apposées, on ne peut pas faire marche arrière. Le contraire serait immoral […]. J’espère que nous allons obtenir le premier lot de S-400 en juillet», a ajouté le chef de l’État turc.
Il répondait aux nouvelles mises en garde américaines, proférées la veille par le département d’État américain qui a de nouveau averti que l’achat des S-400 par la Turquie pourrait la priver de technologies dernier cri et suspendre sa participation au programme de la mise au point de chasseurs américains de cinquième génération F-35.
Selon Sputnik, Ankara a signé fin 2017 avec Moscou un contrat estimé à 2,5 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros) pour la livraison de S-400, prévue en juillet 2019.
Washington a prévenu Ankara que le contrat conclu avec Moscou pourrait remettre en cause l’achat d’avions de chasse furtifs F-35 à Lockheed Martin et entraîner l’instauration de sanctions américaines. Le Président Erdogan est resté insensible à ces menaces, déclarant que la Turquie ne reviendrait pas sur sa décision d’acheter des missiles sol-air S-400 à la Russie, en dépit des pressions des États-Unis.